Lundi 23 avril 2012
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Dans l’avant dernier article paru sur le blog François a mis en avant la croix du
coq.
Aujourd’hui il est nécessaire de mettre dans la lumière ceux qui ont fait que ce monument retrouve son lustre
d’antan !
C’est en 2010 que des membres de l’association
Richesses du Saint-Chinianais se proposèrent de restaurer la croix du coq, située tout au bout de la rue de l’évêque, dans l’angle de l’actuelle gendarmerie.
Mais tout d’abord un peu d’histoire. Il s’agit là
d’une croix de mission érigée dans le coin de notre promenade, en face de l’avenue de Villespassans. Elle marquait alors l’entrée du village.
A quelle époque demanderez-vous ? – dans les
années 1820, sous la Restauration après la chute de l’empire de Napoléon Ier. Plus tard, au milieu du XIXe siècle, elle sera transférée à son emplacement actuel.
Le coq de Saint Pierre qui trônait à son sommet
avait depuis longtemps disparu quand les travaux de restauration furent lancés.
D’abord il fallait parer au plus pressé : la
croix reçut un traitement antirouille salvateur. Après auscultation on découvrit des traces de sa teinte originelle : vert sombre. Elle fut alors repeinte par Jacques
Verbié.
Dans un des quatre cadrans de la croix subsistait
une sorte d’éclair. Il s’agissait en fait d’un vestige de l’éclipse solaire, évènement biblique survenu au moment de la mort du christ. On en imagina la forme, et un nouveau soleil fut ainsi
installé.
Le socle en maçonnerie commençait à se disloquer,
sous l’effet du temps et sous la poussée d’un arbre qui y avait pris racine. Roger Réguès, Jacques Verbié, Georges Haon et René Sonzogni reprirent l’ensemble des joints de l’ouvrage qui s’en
trouva conforté.
Enfin, il fallait redonner à l’édifice son fier
volatile. Les anciens avaient le souvenir d’un coq chantant, ailes déployées. Et même un lointain visiteur, nommé Jean Marie Amelin, passant sur la promenade, dans les années 1830,
écrivait « qu’une croix de mission y étalait le luxe de son gros coq doré ». J’en dessinais la silhouette et c’est un artiste commingeois, Françis Larragnague, qui lui redonna
vie.
Parions que le bel oiseau, venu des lointaines
Pyrénées, redevenu le symbole qu’il fut jadis, va conquérir enfin les cœurs des Saint-Chinianais.
Alain Ghisalberti
Merci à Alex, René, Jacques, Alain, Georges, Roger , sans
oublier notre présidente Monique pour la remise en état de cet ouvrage.
Souhaitons que Richesse restaure encore, et pour longtemps le patrimoine Saint-Chinianais.
Et en guise de conclusion comme le dit si justement André
Fieu ‘’ des projets ce n’est pas ce qui manque’’
JOEL